Elsa et Antoine – Un mariage simple et authentique en Baie de Somme

Elsa et Antoine – Un mariage simple et authentique en Baie de Somme
Lorsque Mathias Duquesnoy nous a envoyé les images du mariage d’Elsa et Antoine, on a immédiatement été transportés dans un océan de douceur et de bienveillance. Pour leur  mariage à la Ferme de Mezoutre à Vironchaux, les mariés ont misé sur le home made. De la robe de la mariée réalisée par Elsa durant sa grossesse, aux bouquets de fleurs composés le matin même, les décorations de tables chinées, ainsi que les cadeaux aux invités (des seed bombs), tout ou presque a été préparé par les futurs mariés. Jeunes parents, Elsa et Antoine étaient aux petits soins pour leur petit bout qui les a accompagné tout au long de la journée, depuis les préparatifs jusqu’à leur cérémonie laïque pleine d’émotions. Elsa et Antoine ont fêté, il y a peu, leur noces de coton. L’occasion pour eux de se replonger dans cette douce journée et de vous faire part de leur expérience.

Bonjour ! Comment ça va, là, tout de suite ? 

Plutôt bien ! La période est bizarre, mais la saison des feux de cheminée s’installe alors tout va mieux.

Nous, c’est « Le Noyau »… et vous, vous êtes qui ?

Nous, c’est Antoine et Elsa. Nous nous sommes rencontrés lors d’une soirée déguisée en 2008. Lorsque nous nous sommes revus, Antoine m’a appelée par un mauvais prénom, et la magie a opéré. Après des débuts parfois un peu hésitants, nous avons rapidement emménagé ensemble et ne nous sommes plus quittés. C’est ensemble que nous avons grandi, commencé à travailler, construit notre famille. Et ce n’est que le début du chemin !

Au Noyau, on aime bien dire qu’on se sent « eco-sensibles ». Et vous ? En quoi pourriez vous vous sentir « eco-sensibles » ?

Comme beaucoup, nous sommes sensibles à la dégradation de notre planète. Malheureusement, j’ai aussi conscience que nous ne faisons pas encore suffisamment, mais on essaie de tendre vers le mieux petit à petit !

Nous avons la chance d’avoir pu commencer un potager, de planter pour favoriser les pollinisateurs, et consommons en circuit court autant que possible, majoritairement bio. Nous avons réduit notre consommation de viande, et l’achetons chez des petits éleveurs locaux. De la même manière, nous avons réduit nos achats de vêtements en veillant à tendre vers des marques plus éthiques et des matières plus durables, et passons de plus en plus souvent par la deuxième main.

Qu’est-ce qui vous inspire en tant que couple ? 

Les plaisirs simples de la vie et la douce quiétude du foyer. Aller chercher des aromates dans le jardin, cuisiner ensemble en écoutant de la musique, profiter au coin du feu, recevoir des amis, jouer… (nous sommes un peu ascendants hobbit sur ce point).

Et sinon, quel couple vous inspire et pourquoi ? 

Peut être Loïs et Hal, dans Malcolm. Malgré toutes les difficultés, ils restent soudés et font front ensemble. Et malgré cinq enfants terribles, des années de mariage, des boulots et un cadre de vie parfois difficiles, ils se ménagent du temps à deux et s’aiment encore comme au premier jour – il n’y a donc pas de raison qu’on n’y arrive pas avec notre vie plutôt douce et un seul fils adorable !

Un des trucs les plus fous que vous ayez vécu ensemble c’est… 

Sans aucun doute la naissance de notre fils, et la transition de couple à famille.

Depuis que vous vous aimez, qu’est-ce que vous avez l’impression d’avoir appris ou découvert sur la vie, le monde, ou sur vous-même ? 

Que c’est important de vouloir tendre vers le mieux, mais que chacun de nous est déjà assez. Ce n’est pas toujours facile de s’en souvenir, alors c’est bon d’avoir quelqu’un qui nous le rappelle quand on en doute.

Le mini-truc qui vous fait craquer chez Elle/Lui ?

Antoine : Sa douceur et son calme. Mais attention! Elle mord quand je l’embête un peu trop.

Elsa : sa prévenance. Il veille toujours à ce que tout le monde se sente bien, en toute discrétion.

Racontez-nous ce petit moment de fou où tout a basculé, où vous vous êtes dit : « Allez on le fait » ! 

On en avait déjà parlé au fil des années, mais c’est lors d’un voyage pour aller chercher les plantations à ajouter au jardin au printemps 2018 qu’Antoine a franchi le pas. Il avait tressé une bague de fil rouge [le fil du destin de la tradition nippone, reliant l’auriculaire des personnes destinées à être ensemble], et l’avait gardée sur lui durant notre voyage au Japon sans trouver le bon moment pour me l’offrir. Je ne m’y attendais pas du tout au moment où il m’a fait sa demande, et je crois bien qu’il n’aurait pas pu faire un plus beau geste.

 

C’est quoi le « Mariage » pour vous ?

C’est le plus beau des superflus. Tresser nos vies ensemble, face à tous les proches.

 

C’est quoi la première chose à laquelle vous avez pensé quand vous vous êtes mis rêver et/ou préparer votre mariage ? 

À nos invités. Nous étions tous les deux d’accord pour le fait de faire un « petit » mariage, avec ceux qui comptent et ont compté. Uniquement la famille proche, les amis récents et anciens tant qu’ils nous étaient chers, les personnes avec qui nous avions envie de fêter ce moment.

 

Le truc auquel vous teniez absolument ? 

Nous tenions à ce que tout se déroule au même endroit : cérémonie laïque, repas… Nous nous sommes mariés civilement quelques mois auparavant (accompagnés uniquement de nos témoins et de la famille immédiate, dans notre jardin) donc les déplacements pour la mairie n’étaient plus à prendre en compte. Il nous tenait aussi à cœur que le lieu dispose de nombreuses chambres, pour pouvoir loger autant de personnes que possible sur place.

 

Et votre plus grosse crainte ?

Que le courant ne passe pas, autant pour l’ambiance (la musique notamment) que pour le lien entre les différents groupes d’amis présents, puisque tous ne se connaissaient pas.

 

Et finalement, quelle a été votre plus grande découverte dans la préparation de votre mariage ? 

La flexibilité probablement, haha. J’ai (Elsa) une passion pour l’organisation, la recherche. Je peux passer des heures à rechercher les bonnes astuces, les moyens d’arriver à notre but esthétique et éthique, le bon endroit, le bon traiteur… J’aime planifier, avoir une vraie vue d’ensemble sur mes options, savoir telle chose à tel endroit, savoir que je vais faire ci et ça – pas forcément savoir quand, mais prévoir. Et puis je suis tombée enceinte en décembre, alors que nous allions nous marier le 2 novembre et que la salle était déjà réservée. Alors certes ça laissait onze mois pour se préparer, ce qui peut sembler énorme, mais ça représentait beaucoup d’inconnues aussi et il a fallu pouvoir s’adapter.

Et votre la plus belle expérience ?

Pendant les préparatifs : l’écriture des vœux (et leur lecture par la suite).

Comment avez-vous abordé la question « eco-sensible » dans l’organisation de votre mariage ? 

C’est une accumulation de petits détails.

Nous avons en premier lieu recherché un traiteur travaillant les produits frais, locaux, et de saison. C’était un point capital pour nous, et bien que cela demande une plus grande flexibilité quant au choix du menu étant donné que nous nous sommes mariés en novembre, nous avons été ravis de notre choix.

La question des fleurs s’est également posée. Non pas tant pour les fleurs de saison (j’adore les fleurs d’automne) que pour le principe même de fleurs coupées. J’ai toujours voulu un mariage très végétal, mais couper autant de plantes pour un seul jour me posait un problème éthique. Nous avons donc fini par trancher pour l’achat de quelques bottes de fleurs au marché pour offrir des accents de couleur, du lierre coupé dans le jardin d’une de mes témoins, et des plantes en pot de terre cuite pour les centre de table. De ce fait, le lendemain nos amis ont pu repartir avec des plantes en pot, de petits bouquets et les restes de nourriture pour ceux que ça tentait.

Nous avons également réalisé la majeure partie des décorations par nous même, notamment via l’upcycling. Nous avons aussi utilisé des éléments de décoration déjà présents chez nous (miroirs, tapis…) et avons essayé dans la mesure du possible de n’acheter que quelques éléments de déco que nous pourrions réutiliser par la suite. Concernant les cadeaux d’invités, nous avons choisi de réaliser des seed bombs, à partir de graines de notre jardin.

Quasiment tout ce que nous n’avons pas fait nous même venait de petites entreprises (locales ou trouvées sur Etsy). Le costume d’Antoine a été réalisé chez un tailleur lillois, et j’ai cousu moi même ma robe (même si j’avoue que la soie ne venait pas de France), le saphir de ma bague de fiançailles est d’origine éthique et responsable, et l’or recyclé.

Qu’est-ce qui a été encore mieux dans la réalité que dans vos rêves ? 

Notre cérémonie laïque. Nous avions laissé carte blanche à nos maîtres de cérémonie et à nos témoins, la surprise était donc totale. Voir qu’ils avaient travaillé ensemble, qu’ils nous ont si bien cerné et nous aiment tant, c’était le plus beau des cadeaux.

Une belle rencontre que vous avez faîtes grâce à votre préparation de mariage ? 

Notre photographe, Mathias Duquesnoy. C’est non seulement un artiste au talent fou mais une belle personne avec laquelle nous resterons en contact.

La veille du jour J, c’était comment ? 

Un étrange mélange de stress et de calme.

Nous avons eu la salle à disposition la veille. Nous avons pu décharger le matin, déjeuner en tête à tête dans une petite auberge à proximité, voir comment tout organiser, commencer à placer les tables, réaliser les bouquets etc etc. La famille et nos témoins ont pu venir nous aider. La mise en place a eu son lot de déconvenues – comme pour tout mariage. Des petites contrariétés très vite effacées, mais qui n’en étaient pas moins frustrantes sur le moment.

Le soir, nous avons pu dormir chez les parents d’Antoine. Une soirée au calme, en famille, avant le tourbillon d’amour du lendemain.

C’était quoi le moment le plus fort de votre jour J ?  

Le premier regard.

Et l’anecdote la plus « folle » ? 

J’ai du finir ma robe une heure avant la cérémonie. Je n’avais pas eu la possibilité de déterminer la longueur des pans de soie qui faisaient la traîne en travaillant seule dessus, ce sont donc mes témoins qui m’ont aidée en dernière minute. Un coup de ciseau de dernière minute, une épingle ou deux, et on était partis.

Votre plus grande fierté ce jour-là, ça restera… 

 Elsa : avoir réussi à articuler mes vœux sans trop pleurer (ce n’était pas gagné)

Antoine : de voir que tous nos invités se sont déplacés pour fêter notre mariage à nos côtés.

Les plus beaux retours qu’on vous ait fait sur votre mariage… 

Qu’il nous ressemblait – c’était tout ce à quoi on aspirait.

Qu’est-ce que vous avez fait juste après ? 

On a récupéré un plateau de fromage, on s’est pelotonnés tous les trois pour regarder Queer eyes, en laissant tout l’amour planer et l’émotion finir de nous envelopper – et on a dormi, aussi.

Et maintenant, là, ça fait quoi d’y repenser ? 

Ça réchauffe. C’était vraiment une bulle de bonheur. C’est rare, au final, de se retrouver avec tous ceux qu’on aime pour pouvoir partager un moment centré sur la joie, alors c’est une foule de souvenirs que nous chérissons et continuerons à chérir.

Alors, finalement, ça fait quoi d’être mariés ?

Ça fait du bien. C’est bête parce que nous sommes depuis si longtemps ensemble qu’objectivement ça ne change techniquement rien, mais c’est un bonheur simple d’appeler Antoine mon mari, même un an après.

 

Aujourd’hui, vous rêvez à quoi ensemble ? 

A la suite, proche et lointaine. A des possibles qui seront et qui ne seront pas, peu importe. C’est drôle d’imaginer où nos pas vont nous mener tout en profitant d’être où nous en sommes.

Si vous aviez un conseil à donner à des futurs mariés éco-sensibles ? 

N’ayez pas peur d’être ou de faire « trop » ou « pas assez », soyez vous même ! Peu importe que ce ne soit pas nécessairement ce que le reste du monde attend d’un mariage, tant que vous êtes fidèles à votre propre univers et à vos valeurs vous ne pourrez pas vous tromper. Et ne vous en faites pas si des choses vont de travers, ou si vous avez prévu plus que vous n’arrivez à faire : ce sera parfait quand même.

Qu’est-ce qui, selon vous, donne vraiment de « l’âme » et/ou du sens à cette fête pas comme les autres ? 

Au risque de me répéter : la cérémonie laïque. Elle peut prendre tant de formes qu’il me semble impossible de ne pas trouver celle qui correspond aux mariés et à leur histoire. Le ton d’un discours, les intervenants, les rituels choisis (ou leur absence), mais surtout les vœux : c’est la forme de mariage que je trouve la plus personnelle.

Et sinon… vous feriez quoi, vous, pour sauver le monde ? ☺  

Je reboiserai, par petite touche comme par grande vague.

La team choisie par les mariés :

Lieu de réception : La ferme de Mezoutre
Robe de mariée : La mariée
Chaussures de la mariée : Vintage
Costume de marié / chemiseBlandin et Delloye – Lille
Chaussures du marié : Loding 
Nœud papillon / cravate des témoins : The Tie Garden 
Alliance Antoine : la première alliance de son père
Alliance Elsa : Edwards and Davies (Canada)
Bague de fiançailles : The Northway Studio 
Invitations : Letterpers
Menus, marque-place : calligraphiés sur du papier de coton de Indian Cotton Paper
Décorations : Fleurs du marché
Confettis de fleurs séchées : The dried petal company 
Traiteur : Saveur Nature
Cadeaux d’invités : Les mariés à partir des graines du jardin
Kimonos : Sou Japan  
Caviste : Papa Drinks

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